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L’austérité n’est pas une fatalité

30 septembre 2013

Les « restrictions budgétaires » sont à l’ordre du jour de l’ensemble des universités françaises. Si « seulement » une vingtaine sont officiellement en déficit, près de 40 universités ont moins de 30 jours de fond de roulement. Si la Ministre G. Fioraso peut se vanter d’avoir seulement 4 universités en situation de mise sous tutelle (2 années déficitaires consécutives [1]), c’est uniquement parce que, partout, on « anticipe » la rupture de financement via des gels de postes, des suppressions de CDD, des suppressions d’heures d’enseignement, voire de formations ou même de sites, des quotas d’inscriptions, des gels de contrats doctoraux, etc...

On n’anticipe rien évidemment, on ne fait que poursuivre l’abandon du service public universitaire.

Les « difficultés financières » auxquelles doivent faire face les universités sont le résultat d’une politique délibérée, décidée depuis bien longtemps, mise en place avec la LRU et qui commence à montrer l’ampleur de sa nocivité avec le passage effectif aux responsabilités et compétences élargies (RCE). Le récent épisode de l’appel d’offre des initiatives dites d’excellence (IDEX) et la loi Fioraso (avec le création des CUE, communautés d’universités et établissements) sont venus compléter ce dispositif.

A l’université Paul Sabatier, la même semaine où a été annoncée la signature de la convention de l’IDEX, la direction a fait part de la « nécessité » de trouver entre 3 et 4 millions d’économies pour ne pas être en déficit. Au moment donc où le site toulousain recevra 25 millions d’euros par an (pendant 7 années) dont une partie importante pour l’UPS (en additionnant toutes les dotations liées aux investissements d’excellence sur l’UPS, l’apport sera – de très loin – supérieur à 4 millions d’euros), on vient nous expliquer que nous vivons au-dessus de nos moyens et qu’il va falloir rogner sur le fonctionnement, sur les enseignements, sur les formations, et renoncer à accueillir tous les bacheliers.

L’austérité n’est pas une fatalité ; elle est le résultat de choix politiques que nous refusons de mettre en place.

D’autres choix sont possibles.

Le droit aux études n’est pas un privilège. La qualité et l’indépendance de la recherche doivent être maintenues.